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take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan
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Sujet: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Ven 26 Fév - 19:39



Tu avais changé de tenue trois fois, depuis que tu avais appris que Jihwan avait été admis à l'hôpital, et que tu avais décidé de passer lui rendre visite. Ta première tenue se voulait mignonne : jupe et t-shirt avec un petit message trop mièvre dessus genre "I love cats". Ta seconde tenue se voulait élégante : une robe à fleurs et un grand chapeau en paille. Mais c'était trop voyant, trop bizarre. Est-ce que les gens faisaient vraiment attention à ce qu'ils portaient quand ils allaient voir un proche ? Est-ce que Jihwan était un proche pour toi ? Vous n'étiez pas vraiment encore rendu à ce point de votre relation, et tu ne savais pas trop comment te comporter dans ce genre de situation.

Alors du coup, c'était chemise et jean, et roule micheline. Ce n'était pas comme si un styliste connu allait t'arrêter dans la rue pour te demander de défiler, de toute façon. Tu pouvais très bien t'y rendre en tenue de yoga, personne ne t'emprisonnerait pour "manque de goût chronique". Tu t'étais donc rendue à l'hôpital, avec ton sac de cours sur le dos, et tu passais frénétiquement tes doigts dans tes cheveux tentant de réfléchir à ce que tu devais dire dans de telles circonstances. « seo jihwan. » tu répétais à l'accueil, te félicitant d'avoir réussi à retenir son nom et son prénom. tu n'avais jamais été fan des hôpitaux, parce que tu n'aimais pas vraiment être mise face à tous ces gens malades, souffrant, vivants leurs derniers instants. Ce n'était pas le fait qu'on puisse te contaminer qui te faisait le plus peur, c'était toute cette souffrance, concentrée dans un seul lieu.

timidement, tu tapais contre la porte de la chambre que jihwan occupait, et faisais coulisser la porte. le visage du garçon était caché derrière ses mèches rousses et tu ne savais pas vraiment s'il dormait, tu te sentais un peu coupable de venir à l'improviste et de gêner son sommeil, alors qu'il avait sans doute besoin de se reposer. tu t'asseyais sur la chaise posée à côté du lit, et le fixais pendant quelques minutes. tes yeux se baladaient, tentant de chercher l'explication au fait qu'il se retrouve là aujourd'hui. tu louchais sur sa main, pensant que dans les films romantiques que tu regardais trop souvent, c'était le moment où tu était censée la serrer et te mettre à pleurer comme une fontaine. mais le problème, c'est que tu ne savais même pas par où commencer. tu ouvrais plus ou moins discrètement ton sac à dos, et sortais ta vieille gameboy rose, que tu déposais sur sa table de chevet.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Sam 27 Fév - 0:47



Le visage blême, l'expression souffrante, le roux n'était plus que le reflet de son âme. Ce n'était plus Ji Hwan le pianiste prodige, mais il était devenu ce garçon banal, fragile et faible. Cela faisait exactement quatre foutues journées qu'il avait passé enfermé dans cette chambre.
Si officiellement son manager avait déclaré qu'il s'était évanoui suite à crise d'anémie en pleine répétition, la vérité était différente. Il s'était laissé fait frapper à sang, telle une marionnette jusqu’à qu'il sente ses os craquer sous la véhémence des coups. En outre ses blessures, il y avait aussi sa souffrance mentale qui fût conjugué à tout cela. Parce que s'il s'était laissé en qualité de martyr face à un autre homme c'est qu'il y avait une raison derrière : Il l'aimait, mais pas au sens commun ; ce n'était pas de l'amour à proprement parler. C'était à un sens bien plus profond, une affection profonde les liait autrefois. Cependant, il y a une semaine, tout s'était effondré. Son monde n'était plus. Ce garçon l'avait brisé aussi bien physiquement que mentalement.
Déprimé au plus haut point, il avait jugé que son existence sans lui ne valait plus la peine d'être vécue. A maintes reprises il avait examiné avec un intérêt dérangeant la couteau de la cuisine, mais chaque fois sa conscience l'en empêchait. Parce que malgré sa personnalité abjecte, il savait qu'il avait une famille, et que sans lui, ses sœurs, sa mère ne pourraient survivre. Il avait beau se montrer égoïste, il aimait les relations sociales, les amitiés qui perduraient….

Au fil des heures, il s'était habitué à son quotidien à l’hôpital. De toute façon il ne parlait à personne, s'isolant dans sa propre douleur, ne cherchant point du réconfort. De toute façon personne n'était au courant de la vérité, ni même Nana qu'il l'avait amené ici ; elle ne savait rien. Ji Hwan ne savait donner sa confiance. Il avait peur d'être trahi, de montrer aux autres que son apparence n'était qu'un artifice, que le réel garçon était fragile et n'était qu'en quête d'affection. Sa conscience ensevelie sous ses pensées malsaines émergea lorsqu'il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. Il avait les yeux fermés, en quête de tranquillité cherchant à s'enfermer dans son propre monde pour oublier l'instant présent. Cependant, désormais il y avait quelqu'un. Que faire ? Il ouvrit lentement ses yeux, tournant délicatement le visage en direction de l’intéressée.

Oh, c'était cette fille. Na Young. Celle qu'il avait vu il y a des jours pendant un rendez-vous arrangé. Il l'avait complètement oubliée, en réalité il avait tout oublié depuis son admission ici. Plus rien n'avait d'importance, ni même le piano. Il ne ressentait pas le manque, l'envie irrépressible d'écouter le son de cet instrument rien du tout. Il se contenta de la regarder, ne sachant de quelle manière s'exprimer devant elle. Que savait-elle ? Que lui avait-on dit ? Pourquoi était-elle ici ? Il y avait tant de question à lui poser, pourtant seule la surprise pouvait transcender la tristesse de son visage. « Oh.... Je ne m'attendais pas à te voir. ça me fera de la compagnie. Merci. » Il força maladroitement un sourire, essayant de ne pas trahir ses réelles émotions, mais aujourd’hui ses talents de comédien s'étaient fait la malle. « Devrai-je te la confisquer aussi Mme Instagram ? » Disait-il en pointant la console, se rappelant alors comment s'était déroulé leur rencontre. Même si désormais son sourire semblait plus naturel, son expression enjouée et taquine, ses yeux demeuraient tristes, trahissant indéniablement son immense peine.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Sam 27 Fév - 19:58



tu tressaillis en entendant le son de sa voix. « oh mon dieu. » tu souriais timidement, tout en clignant des yeux, ta main dans ton sac, tu t'étais figée dans ton mouvement, et tu sentais les battements de ton cœur cogner contre tes tempes. tu t'inclinais maladroitement pour le saluer, et chaque geste te trahissait : les lèvres pincées, la façon dont tu rejetais tes cheveux en arrière ou dont tu te dandinais sur la chaise. tu étais comme une coupable sur le lieu du crime. « je ne voulais pas te réveiller. » tu voulais lui demander aussi pourquoi aucune personne de sa famille ne se trouvait à son chevet, mais tu réalisais que ses parents étaient certainement très occupés, et comme il n'avait jamais évoqué une quelconque fratrie, il était peut-être fils unique. en y réfléchissant, ça aurait sans doute été pareil pour toi, tes parents étaient trop occupés avec leurs affaires respectives, ton frère n'aurait pas pu passer, donc tu aurais aussi connu la solitude d'une chambre vide.

tu pointais la gameboy rose de l'index. « ah ça... » tu commençais, puis une espèce de rire nerveux incontrôlable s'échappa de tes lèvres, certainement à cause du stress, à cause de la situation en elle-même, c'était plus fort que toi, tu ne pouvais pas gérer les moments sérieux, tu remplaçais tout par le rire. tu étais la pire personne de l'humanité pendant les enterrements et les cérémonies officielles, où tu sentais toujours poindre cet espèce de fou rire salvateur que tu devais contrôler. « j'me suis dit que n'importe qui deviendrait fou à devoir rester dans une chambre d'hôpital sans rien d'autre à faire. » et tu déposais à côté tes jeux pokémons comme s'ils étaient tes trésors, durement collectionnés et acquis durant ta jeunesse. « je compte sur toi pour devenir maître pokémon, jihwan. » tu ajoutais avec un air faussement sérieux, alors que ta main retournait dans le sac et que tu continuais à en sortir des trucs de plus en plus étranges.

Sur le lit, tu déposais des magazines de voiture. « je me suis dit que tu ne serais pas intéressé par mes Vogue Korea, alors j'ai piqué ceux de mon frère. » c'était sans doute un truc de mecs de lire des magazines de sport, sur les boissons énergisantes, sur les grosses voitures. au pire, ils pourraient faire comme toi et dessiner des moustaches sur les mannequins, si c'était pas son truc. enfin, tu pivotais la tête comme pour t'assurer que personne ne t'espionnait et tu sortais un sac plastique. celui-ci était rempli de barres chocolatées, de friandises, d'un tube de vitamine C, et d'un baume pour les lèvres transparent. « je ne savais pas ce que tu aimais, alors j'ai pris un peu de tout. » tu expliquais, gênée. tu n'avais testé la bouffe des hôpitaux, mais tu avais lu sur un blog genre Doctissimo coréen que c'était vraiment affreux, alors tu l'avais imaginé en train de se laisser mourir de faim. tu laissais passer un silence, pendant lequel tu te triturais les ongles, ne sachant pas trop quoi faire, quoi dire, maintenant que tu l'avais recouvert de sucreries. « ça va aller ? » tu demandais, pour esquiver la question "qu'est ce qu'il s'est passé", car après tout, l'important, c'était qu'il était vivant, c'était de savoir comment il réussirait à aller de l'avant.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Dim 28 Fév - 19:31



Un frisson, un désagréable frisson parcourait l'échine du garçon. Que devait-il faire dans cette situation ? Il n'était pas habitué à autant d'attention de la part des autres. C'était le genre de personne à ne jamais recevoir ; parce qu'il n'avait jamais rien donné. Il était égoïste, corrompu par l'odeur de l'argent, il était devenu obsédé par la valeur matérielle des choses. Jamais une seule fois depuis qu'il était entré dans ce nouveau monde puant le luxe il ne s'était montré aussi faible, aussi vulnérable surtout en face d'une personne dont il ne connaissait que le nom. La misère lui avait montré la froideur de ce monde, le besoin de se renfermer, de montrer aux autres une facette différente. Pourtant aujourd’hui, tout ce qu'il avait construit s’était effondré. Il avait honte, mais aussi peur qu'elle le voit dans cet état, terrorisé à l'idée de son jugement, mais aussi de toute cette bienveillance. Qu'avait-il fait pour elle ? Pourquoi était elle venue ? N'était-il pas pour elle un simple garçon parmi tant d'autres ? N'avait-elle pas autre chose à faire ?
Il n'aimait pas cette sensation. Celle de se sentir reconnaissant, de sentir cette chaleur, cette douceur humaine qui venait d'une personne qu'autrefois il jurait comme étant son ennemie. Les riches, les bourgeois. Il ne pouvait les apprécier, c'était supposé être contre ses mœurs : c'était eux la cause de son malheur, de la tristesse de sa mère, de la mort de son père.
Ses mains se crispèrent, il était tétanisé. Ses doigts resserrèrent l'emprise qu'il avait sur les draps de son lit d’hôpital, tandis qu'il regardait béatement Na Young qui continuait à vider le contenu de son sac. Son expression faciale devenait incertaine, partagée entre le malaise et le sourire qu'il tentait de maintenir. Il n'aimait vraiment pas ça.

Il se contenta de battre des cils, tandis que la jeune fille commença à étaler en plus des jeux, des magazines dont la couverture demeurait mystérieuse à ses yeux. Jeux vidéos, Pokémon, sport, voitures Sans exagérer ce sont des choses que ne l'avaient jamais intéressé ou dont il n'avait jamais eu le loisir d'y trouver un intérêt ou le temps. Une chose comptait aujourd'hui dans sa vie : la musique. Pourtant sa déchéance l'avait justement dégoûté du piano. Il avait perdu sa vive addiction... du coup que lui restait-il ? Il était vide, vide d'émotion. Rien de tout cela ne l'intéressait. Cependant même s'il avait du mal à l'accepter rien que la présence de l'héritière lui faisait du bien. Elle était là, au bon endroit, au bon moment. Ce moment où le garçon était désespéré au point que ses artifices n'était plus, qu'il ne restait au final que sa véritable facette, fragile et sensible.

Il regardait dans le vide, se perdant à nouveau dans ses morbides pensées sans vraiment se soucier qu'elle puisse le juger. Il avait mal. Mal au cœur. Mais depuis quelques instants il sentait la douleur s'apaiser. « Je n'ai pas l'habitude. » C'était maladroit, à coté de la plaque, et il était difficile de comprendre le contexte de la phrase. Pourtant pour lui c'était clair. Il n'avait pas l'habitude d'avoir quelqu'un à ses cotés. Quelqu'un qui veuille bien sacrifier de son temps pour le soutenir quels que soit les arrières-pensées. Il ne pensait qu'a l'instant présent, et ce qu'il vit c'était cette fille. Elle, qui eu le cœur suffisamment grand pour accepter de voir ce garçon alors que leur relation était incertaine, confuse entre la simple connaissance et l'amitié. Il ne comprenait pas son geste, parce que pour lui c'était anormal, pour sa nature c'était illogique. Elle n'y gagnait rien, au contraire. Pourtant, elle était ici, souriante, lui donnant une attention dont il n'aurait jamais espérer recevoir.
Depuis longtemps il avait besoin de cela. D'un peu d'attention, d'amour, de compassion, de choses et d'émotions qu'il n'avait jamais pu connaître. Elle furent volées par la misère, et reprises par la richesse ; éradiquées par ce cercle vicieux. « Merci d'être là. » Il lui souriait, cette fois-ci sincèrement, son esprit ayant enfin accepté de signer l'armistice, de briser le dernier mur entre le roux et elle. Il était enfin honnête, libéré de ses entraves qui autrefois le protégeait.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Lun 29 Fév - 0:48



tu te mordais l'intérieur de la joue, te demandant si les expressions neutres de son visage, ou les quelques sourires timides étaient les preuves que tu t'étais montrée trop bavarde d'un coup, ou peut-être que tu avais voulu te montrer trop prétentieuse. peut-être que tu avais dit quelque chose qu'il ne fallait pas. peut-être qu'il était allergique à un des bonbons, peut-être qu'il n'aimait pas le chocolat. un instant de panique silencieux s'installait dans ton esprit, alors qu'il t'avouait tout simplement qu'il n'avait pas l'habitude. tes traits se détendirent, et tu posais finalement ton sac par terre, celui auquel tu étais accrochée depuis plusieurs minutes comme si tu t'apprêtais à faire du parachute. pourtant, tu n'arrivais pas à trouver les mots justes à sa détresse.

tu demeurais de plus en plus persuadée qu'au final, il l'avait aussi vécue, cette vie de solitude, et que c'était pour ça qu'il se trouvait si seul dans cette chambre froide. tu ne pouvais t'empêcher de ressentir de l'empathie pour ce garçon qui semblait partager ce genre de blessures invisibles avec toi. mais aucun mot n'arrivait à sortir de ta bouche, car tu n'en avais juste pas. tu ne t'autorisais aucun geste non plus : tu ne lui serrais pas la main, tu ne lui tapotais pas le dos, tu ne lui ébouriffais pas les cheveux. rien. et peut-être que tu te sentais coupable de ne pas réussir à fonctionner normalement dans cet instant où tu étais censée montrer ta sympathie pour lui. tu étais juste désarmée.

son sourire te réchauffait pourtant, même s'il avait un goût étrange. doux et amer. pourquoi étais-tu venue ? parce que c'était comme cela que ça fonctionnait, tu te devais te passer le voir parce que c'était ce qui se passait lorsqu'on respectait les règles des grandes compagnies coréennes. pourquoi aurais-tu dû venir ? parce que c'était un gentil garçon qui avait changé l'idée que tu te faisais de ces rendez-vous débiles. « tu vas devoir me supporter, cendrillon. » tu ajoutais, en souriant. même si la blague semblait légère, elle était là pour décorer, car tu n'arrivais pas à t'exprimer plus clairement. "Ne t'inquiète pas", "Tout va bien se passer maintenant". c'était tellement plus facile de tout tourner en plaisanterie, d'éviter la morosité d'une conversation triste.

alors pourquoi restais-tu ? parce que tu n'avais pas envie de fonctionner comme un petit robot qui hochait la tête, parce que tu avais envie de passer quelques minutes à te sentir humaine, à avoir des contacts humains normaux dépourvus de tous les protocoles dans lesquels on t'avait entravé, parce que tu pouvais profiter de quelques instants avec quelqu'un de ton âge ne se prenant pas la tête. pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, tu savais que tu étais à ta place, assise à cette chaise, et qu'il n'y avait rien de mal à vouloir réconforter quelqu'un de malade ou de blessé. c'était ce que les gens normaux faisaient, et tu avais aussi le droit d'apprécier ce genre de moments, aussi tristes soient-ils. « tu ne vas pas te transformer en citrouille, quelque chose comme ça, rassure-moi ? » tu plaisantais, toujours lancée sur ton registre de blagues bancales. et comme tu étais absolument incurable, tu agitais ton téléphone sous son nez. « la prochaine fois, n'hésite pas à m'appeler avant que ne sonne minuit. » parce qu'il n'y avait pas de raison qu'il reste tout seul à observer les murs de sa chambre, et parce que tu te plaisais bien dans le rôle du prince charmant, aussi peut-être. tu avais toujours rêvé d'avoir un cheval blanc, après tout. distraitement, ta main allait fouiller le sac en plastique et tu en sortais une barre vitaminée, que tu déballais. tu en coupais un morceau, et le tendais vers jihwan, les sourcils légèrement haussés, pendant que tu coinçais un autre morceau entre tes dents. « ils t'ont dit dans combien de temps tu pourras sortir ? si t'as besoin, je viendrai te chercher. » tu proposais, parce que tu pouvais toujours t'assurer qu'il rentrerait chez lui en un seul morceau. tu ne savais pas qui l'avait emmené ici, mais tu étais maintenant plus ou moins persuadée que personne dans sa famille ne pourrait le ramener. tu te retenais de lui demander s'il avait pris soin de demander à un de ses amis de prendre les cours pour lui, mais tu ne voulais pas jouer à la meuf barbante qui lui rappelle qu'il a des cours, sur son lit d'hôpital.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Lun 29 Fév - 19:14



Il était apaisé par les simples mots de la jeune fille. Désormais sans artifices, il lui souriait paisiblement sans avoir peur de son jugement. Ce simple geste, paraissant anodin était rempli de reconnaissance, de joie et encore un peu de douleur. Mais il était heureux. Probablement niais à un point incommensurable, il se contenta de rire à sa dernière remarque qui essayait d'égayer la discussion. « Oh si tu savais, j'avais toujours rêvé de porter des pantoufles de verre et d'avoir un prince charmant » Elle, prince charmant des temps modernes qui était venu pour délivrer sa princesse prisonnière dans sa cage en or. Elle lui avait tendu une main, montré qu'il n'y avait pas que des vices dans ce monde d'or et d'argent. Elle était juste gentille, un peu naïve, mais elle avait eu la bonté d'aller le libérer de sa terrible solitude, de redonner un peu de lumière dans son monde. Peut-être qu'elle n'était ici qu'en raison de leur relation vis à vis de son père, qu'elle tentait de l'amadouer pour s'assurer qu'il ne s’enfuirait pas à l'avenir, mais peut-être qu'il n'y avait qu'un désir de bienveillance envers le garçon. C'était désormais ce qu'il pensait. Auparavant il se serait torturé l'esprit à trouver toute la perversité du geste, des éventuelles arrières pensées de ses actions, mais aujourd'hui il n'avait pas l'envie. Il voulait juste vivre normalement avec ignorance même si cela n'allait que durer que quelques instants avant que le naturel ne revienne au galop, que sa méfiance
Son emprise sur ses draps se relâchait, ses muscles cessèrent de se crisper, tandis qu'il essayait étouffer son rire qui persistait. Il souriait bêtement a toute les idioties qu'elle continuait à prononcer au point qu'il avait presque l'impression que ses commissures ne redescendraient plus jamais. C'était presque magique. Il n'avait pas besoin de tape amicale, de câlin ou de toute autre façon explicite pour lui remonter le moral, il lui fallait juste du temps et sûrement discuter avec une personne aussi étrange que Na Young.

« En citrouille ? Fais attention j'ai déjà commencé à me transformer » Il souleva alors une mèche parmi tant d'autre de sa crinière flamboyante qu'il agitait bêtement en face de son interlocutrice. Maintenant qu'on le voyait se comporter ainsi, personne n'aurait été en mesure de deviner le combat émotionnel que le garçon menait il y a quelques jours. Un combat pour survivre, vaincre l'effroi et le noir et d'aller de l'avant.
Lorsque qu'elle cessa de blaguer, qu'elle décida de retourner dans un sujet beaucoup plus sérieux, son expression s'était ternie, en l'espace d'un instant, se refermant sur lui-même arborant à nouveau son attitude froide. « Aucune idée….. » Il fallait que ses blessures finissent de guérir même si officiellement ce n'était pas la réelle raison, il mimait de toujours être anémique, fatigué dans l'espoir de gratter encore quelques jours jusqu’à ce qu'il puisse marcher correctement sans souffrir le martyr. « J'ai fait une crise en me surmenant, du coup mon manager pour s'assurer que ça n'arrive plus,  il a annulé tout mon planning du mois de mars.… » Si certains se sentiraient libérés en sachant que toutes leurs obligations pour le mois étaient annulées, pour le pianiste ce n'était pas le cas. Le piano c'était son addiction. Même si pour le moment il était mentalement disposé à l'inverse, dans quelques jours ça allait revenir, parce que c'est sa seule manière de réellement s'exprimer, de se sentir vivre. Sentir les vibrations du son, jouer jusqu’à sentir ses doigts brûler, c'était pour ça qu'il vivait. « Donc je reste ici jusqu’à ce que mon état se stabilise. Peut-être encore une semaine ou deux ? » Il croisa soudainement les bras, pensif, pensant à la cohérence de ses propos. Il venait lui-même de tomber dans son propre piège. Depuis quand une anémie peut durer plus d'une dizaine de jours ? Généralement le reste du traitement se fait à la maison ; pourquoi n'avait-il pas eu l'intelligence de trouver une autre excuser ? « Je suis tombé dans les pommes dans l'escalier » était bien plus réaliste.

Ne se demandant même pas si l'héritière avait réalisé son erreur de parcours, celui-ci dans une intense réflexion cherchant un moyen de détourer son attention se tourna à nouveau vers l'héritière, l'expression malicieuse avant de reprendre à son tour sa blague. « Est-ce que tu crois que si la princesse reçoit un bisou de son prince, le maléfice de la sorcière sera levé ? » Non, il ne pensait vraiment pas à ce genre de choses avec elle, mais il était sûr d'une chose, elle allait oublier rapidement l'incohérence de ses propos précédents, probablement choquée par sa réflexion quelque peu osée. Mais il allait s'excuser évidemment. C'était un gentleman après tout.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Mer 2 Mar - 20:07



« bizarrement, c'était bien l'image que je me faisais de toi, comme cendrillon qui s'acharnait à astiquer le sol. » tu plaisantais en souriant. tu hochais la tête alors qu'il t'annonçait qu'il pourrait rentrer dans quelques semaines. tu n'avais pas fait des études de médecine, donc ça ne te semblait pas choquant. les médecins savaient certainement mieux que toi ce dont avait besoin jihwan, donc tu ne questionnais pas son temps de récupération, et tu t'enjouais même plutôt de savoir qu'il allait pouvoir se remettre et quitter sa triste chambre froide. tu faillis t'étouffer lorsqu'il te fit la fameuse blague du baiser. tu savais très bien qu'il était en train de plaisanter, et qu'à aucun moment il ne pouvait être sérieux, mais tu ne pouvais pas empêcher ton imagination de s'emballer. nerveusement, tu continuais de mâchouiller la barre vitaminée qui n'avait rien demandé. tu mettais ça sur le compte de la fièvre, il était certainement en plein délire psychotique. « la princesse n'est pas encore libérée du donjon, donc le prince va tout d'abord s'assurer qu'elle rentre saine et sauve dans le pays magique des poneys roses. » tu plaisantais pour esquiver sa gentille provocation. c'était amusant, tu n'étais pas habituée à ce genre de remarques. il n'y avait jamais eu de juste milieu : soit on te traitait en princesse des glaces et on n'osait pas rire avec toi, soit on te traitait comme venant d'une famille inférieure et on te faisait bien comprendre que tu n'étais à la meilleure place pour l'ouvrir.

avec jihwan, vous vous taquiniez sans réfléchir, sans prendre en compte tous les protocoles, tous les usages bourrés dans ton crâne depuis ta plus tendre enfance. « on devrait faire un truc fun, toi et moi, quand tu seras sorti. » tu lançais, en penchant la tête, avec un petit sourire, à moitié-enjouée et à moitié-gênée. tu ne savais pas trop comment l'avouer, mais une certaine curiosité s'était emparée de toi, et tu n'aimais pas trop le fait que votre première rencontre ai été instrumentalisée par ton père, que votre seconde rencontre ai été provoquée par un triste accident. tu restais une fille compliquée et plutôt solitaire, et c'était donc rafraîchissant de passer ce genre de moment en présence du rouquin. c'était peut-être ça qu'on appelait l'amitié. c'était ces moments où tu ne voyais pas le temps passer, où tu pouvais rire sans qu'on ne juge tes blagues douteuses. tu n'osais pas lui pauser des questions sur ses études, ses compositions, parce que tu avais peur d'être trop envahissante sur sa vie privée. tu avais peur de griller des étapes. pourtant, une partie de toi s'imaginait déjà en train de le traîner dans des karaokés, à la fête foraine, des cafés, et tous ces endroits que tu n'avais pas forcément eu l'occasion de visiter dans ton enfance parce que tu n'avais tout simplement personne avec qui y aller.

le haut de ton corps se pencha au dessus du lit, et tes bras vinrent s'y poser, soutenant ta tête. à moitié allongée ainsi, tu souriais. tu n'avais pas forcément la réflexion de te dire que tu étais en train d'envahir son espace vital. tu voulais juste t'étaler quelques minutes, parce que tu pouvais juste profiter de la tranquillité du lieu, alors que tu devais courir entre le restaurant et tes cours habituellement. « ce serait bien si on trouvait tous notre happy end. » tu marmonnais, les yeux mi-clos, pas endormie mais juste assez affalée pour être parfaitement à détendue. tu n'étais juste qu'un petit poisson, nageant dans la même eau que celle des requins. tu te demandais si ta famille survivrait au divorce de tes parents, s'ils se taperaient dessus pour des histoires d'argent, de possession. même si pour le moment, tu semblais être très loin de tout ça, barbotant tranquillement dans ta naïveté, apprenant à connaître le rouquin.

tu n'étais pas endormie, mais rien ne t'empêchait de rêver.
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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Jeu 3 Mar - 19:47



Il soupira, mimant d'être vexé face à l'esquive de la jeune. « Meh, c'est quoi ce conte de fée…. Dis-moi au moins que tu vas éliminer le dragon qui me retient prisonnier alors ! » Légère pique à son manager qui était en train de surveiller tout ses faits et gestes et qui ne dérogera pas à sa fonction avant très longtemps. Son altercation avec Phoenix était justement arrivée un jour où le garçon avait réussi à échapper à son filet…. alors une chose était sûre désormais, son manager n'allait plus le lâcher.
Arborant une triste moue, il continuait de plaisanter mais plus pour la même raison. Ce n'était plus pour tout simplement changer de sujet pour éviter tout questionnement sur sa santé, mais tout simplement que ça le distrayait. Cette fille l'amusait de façon aberrante. Entre eux c'était différent de toute les relations qu'il avait eu, il n'avait jamais senti le regard pesant, ou même le jugement de la jeune fille. Il sentait qu'elle n'en avait rien à faire de tout ces protocoles, de ces artifices et de cette hypocrisie bourgeoise. Il était quasiment honnête avec elle, du moins dans ses agissements, ses réactions. Il agissait comme ce garçon ordinaire d'autrefois, blagueur, sans-gêne et en manque d'affection ; il ne savait jamais comment montrer sa dépendance émotionnelle, essayant toujours de la cacher sous sa froideur, de peur de montrer sa faiblesse qui l'avait tant de fois blessé. Se faire abandonner. Il détestait ça et c'est pour cette raison qu'il ne voulait pas d'amis dans ce nouveau monde. Car ils étaient trop faux, méprisants, ne cherchant que l'argent et la gloire. Alors il s'était accoutumé à son environnement, lui même devenant avare, égoïste…. Il avait perdu son humanité, mais aujourd'hui il avait comme retrouvé le mode d'emploi.

« Oh, ce serait vraiment avec plaisir. » C'est sans réfléchir que le garçon acquiesça à ses propos. Il n'avait jamais eu véritablement le temps de se changer les idées, mis à part en allant à des soirées alcoolisées. Il n'avait jamais trouvé le temps de faire comme les gens de son âge, à aller au cinéma ou même au karaoké. Il était obsédé par le perfectionnement de son jeu au piano, tiraillé de tout les cotés pour être le plus productif possible ; « Le temps c'est le l'argent », alors il n'y avait pas de moyen de déroger à sa tâche. Il avait toujours vécu ainsi, mais il était évident que ce rythme infernal allait un jour le faire craquer.
Après quelques instants, lorsque la jeune fille s'était étalée sur le lit et s'était mise à marmonner, il regarda avec candeur la jeune fille, étirant ses commissure jusqu’à en imiter son sourire qui devenait contagieux. « je n'y crois pas aux contes de fées. Il n'y a pas de happy end » Si jusqu’à maintenant il riait des rêveries de son interlocutrice, passant pour un enfant encore naïf et altruiste, probablement contrairement à elle il connaissait la cruauté de ce monde. Il n'y croyait pas aux bonnes fins, il en rêvait la nuit, mais cela restera fiction. Il ne sera jamais heureux. Parce qu'il n'était pas né comme elle dans ce monde qu'il convoitait autrefois. Il essayait de s'attacher à sa seule emprise sur le wagon, mais il savait qu'un jour son succès s'effacera, que l'on découvrira le pot aux roses. Ce jour là il perdra tout et il arrivera forcément.
Voyant la jeune fille avachie sur le lit, presque endormie, il se coucha sur le coté de manière à être à hauteur de regard avant de lui ébouriffer lentement les cheveux. Dans cet acte spontané, il cherchait timidement à lui montrer de la compassion, lui aussi connaissant ce désir de vouloir être ailleurs, loin de tout ces problèmes, de vivre dans l'ignorance. Il rapprocha discrètement son visage du sien, puis il lui disait dans un murmure à la manière d'une confession « Et si on partait loin de tout ça ? Le chevalier serait-il prêt à emmener sa princesse dans le pays des poneys roses ? ». Il savait que ce n'était pas réalisable, mais-lui même avait aussi le droit de rêver. D'oublier un instant d'où il venait, de faire comme si tout cela n'était qu'un cauchemars. Qu'il avait toujours vécu ainsi, qu'il avait toujours été heureux.

Puis, comme si cela n'était qu'un songe éveillé, que cet instant n'était qu'illusion, il se redressa sur son lit, croisant les bras comme s'il rien de tout cela ne s'était passé. « C'était sympa pour les barres de céréales, ici je mourrais de faim. » disait-il avec amertume, malgré tout, toujours le sourire aux lèvres. Il en attrapa alors une parmi celles qui trainaient avant de la croquer à pleines dents.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Lun 7 Mar - 0:28



c'était ça qui était reposant, c'était cette atmosphère calme, où tu pouvais sourire, alors que le garçon se montrait cruellement réaliste. en effet, les happy ends n'existaient pas, mais tu ne lui en voulais pas d'écraser tes rêves, parce que toi-même tu avais du mal à songer que ce genre de bonheur éternel était possible. tu plissais les yeux, alors que ses doigts virevoltaient dans tes cheveux. était-ce le premier contact physique direct que vous ayez jamais eu ? sans doute, aussi loin que tu arrivais à te souvenir, mais tu ne cherchais pas à te dérober, tu profitais juste de l'innocence de son geste. tu hochais la tête en souriant alors qu'il te demandait de l'emmener dans un pays imaginaire. aucun de vous deux ne semblait vouloir se réveiller, car vous connaissiez tous les deux la cruauté du monde extérieur. « le prince charmant ferait en sorte que la princesse n'ai plus de dragon à craindre. » tu ajoutais avec une certaine tendresse, puis un petit rire s'échappait de tes lèvres. tu gloussais comme une adolescente.

tu restais allongée sur le lit quelques minutes supplémentaires, alors que sa silhouette se redressait. s'il réussissait à passer aussi rapidement du rêve à la réalité, toi tu prenais le temps de t'étirer, de faire plus doucement la transition. Finalement, ton dos se arquait, et tu reprenais une posture verticale. « je repasserai pour t'en emmener, tu n'auras qu'à me dire par sms lesquels tu préfères. » Tu lui promis, alors que ton sourire ne pouvait pas se décrocher de ton visage. Tu étais si satisfaite de ce sentiment d'avoir fait plaisir à quelqu'un, de lui avoir décroché un sourire alors qu'il semblait si seul et si déprimé plus tôt. Tu ne prétendais pas être une justicière, mais tu ne pouvais renier le fait que lui faire plaisir participait à ton propre bonheur. Au fond de toi, une voix te chuchotait que tes actes étaient innocents et purs, mais une autre voix te susurrait que tu le faisais juste pour te la satisfaction d'être appréciée.

Tu secouais la tête, ne voulant pas avoir ton esprit pollué par des idées trop néfastes. Tu voulais juste profiter pour le moment. Peut-être que ce soir, dans ton lit, tu te mettrais en boule et tu te questionnerais sur la nature de ta personne, à quel point tu étais mauvaise ou bonne. Mais ce n'étais pas l'instant approprié. D'un geste rapide, tu consultais ton téléphone, il était bientôt l'heure pour toi de quitter l'hôpital pour aller travailler au restaurant. « tu as besoin de quoique ce soit ? » Tu demandais, réalisant peut-être qu'il aurait préféré que tu lui emmènes autre chose comme des DVDs, un peigne, de la mousse à raser ou bref, tu ne savais pas ce dont le garçon pouvait avoir besoin, mais tu posais quand même la question. « de toute façon, tu peux m'appeler quand tu veux pour me demander ce que tu veux, et si tu n'as pas de téléphone.... essaie les signaux de fumée. » Tu plaisantais, alors que tu récupérais ton sac posé à tes pieds, et que tu te levais de la chaise. Tu restais quelques secondes, debout, devant le lit, plantée comme un poteau électrique, sans trop savoir ce que tu étais censée dire ou faire. Tu jetais un coup d'oeil à ta gameboy rose, comme pour lui dire au revoir, même si tu savais qu'elle était entre de bonnes mains, et qu'au moins peut-être qu'elle servirait à quelqu'un.

Tu te raclais la gorge, et te dandinais sur place. gentiment, tu posais ta main sur son épaule, et le tapotais comme ça, mais c'était étrange et pas vraiment naturel. il pouvait sentir à des kilomètres que tu agissais de façon totalement désordonnée. lentement, ton dos s'arquait, ta nuque se penchait. et avec la rapidité d'un battement d'ailes de papillons, tes lèvres se posèrent sur le front du garçon. « guéris vite, cendrillon. » tu ajoutais avec une voix presque brisée, troublée par ton propre geste.
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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Mar 8 Mar - 22:32



Même si jouer la comédie, jouer le rôle de l'innocent et fragile garçon le fatiguait, il avait intimement espéré que cet instant durerait un peu plus longtemps. En quelque sorte il ne la trompait pas, il était pour une fois réellement blessé, affaibli aussi bien mentalement que physiquement. Enfin il avait enfin trouvé sa panacée, son précieux remède. Elle avait réussi à guérir ses mensonges compulsifs, sa paranoïa de l'humain en lui parlant, en restant à ses cotés. C'était pourtant une fille un peu trop simple, facile à berner, dont on pouvait lui faire croire tant de choses avec une aisance malsaine. De ce fait, n'avait jamais rien espéré d'elle à part sa richesse, pourtant aujourd’hui elle l'avait soigné, elle lui avait tendu cette main qu'il n'aurait jamais espéré recevoir. Les yeux mi-clos, il s'était surpris à passer sa main dans ses cheveux d’ébènes, laissant ses doigts virevolter dans la masse. C'était étrange comme sensation. La reconnaissance, la chaleur humaine. Il n'aimait pas toucher les autres, les embrassades, les câlins, ils les offraient à de rares proches et pourtant à cet instant il se retrouvait à parcourir la chevelure de l'héritière. Était-elle précieuse pour lui ? La-t-il une seule fois considérée ainsi ? Il ne savait répondre à la question à cet instant précis. Il y a un jour il l'estimait négligeable, aujourd'hui elle était devenu son précieux espoir, celle qui l'a sauvé des abîmes et de la noirceur.

Trop déboussolé, perdu dans ses pensées, il ne se mit qu'a réagir lorsqu'il senti la légère pression sur son épaule. « Merci. » La voix qui déraillait un peu, perdu dans ses émotions, il agissait de manière désordonnée, ne sachant coordonner ses sentiments avec ses gestes. Il la dévisageait alors, remarquant son insistance, la façon peu naturelle qu'adoptait son comportement.
Il était sur le point de lui demander si elle se sentait mal, s'il y avait un quelconque problème, mais avant même qu'il n'ait le temps d'agir, ses joues s’empourprèrent face à la timidité de l'acte de la jeune fille. Il en avait souvent rit de ce genre de geste niais virant au ridicule, mais aujourd’hui il avait revu son jugement, il en appréciait terriblement la tendresse, la douceur, la bienfaisance que procurait ce faible contact. Son cœur battait à en rompre sa cage thoracique, une vague d'émotions embrouillait son esprit, le laissant muet pendant quelque secondes. Si avant il blaguait sur ce geste en réclamant un caprice de princesse, lui demandant de déposer ses lèvres sur sa peau dorée, il était désormais incertain, bien plus perturbé par l'acte qu'autre chose. Ce n'était qu'un simple contact sur son front pourtant, il en rougissait à vue d’œil. Ce n'était pas un véritable baiser pourtant il déglutissait bruyamment, ne sachant cacher sa timidité. « Hum oui, je vais faire de mon mieux. » il se coucha alors sur le matelas de son lit d’hôpital, lui faisait discrètement signe de s'en aller. « j'suis fatigué, je vais dormir un peu. » Il tourna son visage de manière à éviter ses yeux donc le contact visuel serait mortel. « J'compte sur toi pour vaincre le dragon. » il enfouissait alors son visage brûlant dans son oreiller, se fichant bien à l'heure actuelle d'étouffer et de manquer d'air.
Ce n'était qu'un simple acte de tendresse, plein d'innocence pourtant son cœur était devenu un champ de bataille.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Sam 12 Mar - 21:51



tu restais figée quelques secondes, comprenant ce qu'il venait de se produire, mesurant l'ampleur de la machine que tu venais d'enclencher. tu avais conscience que ton geste était étrangement ambigu, mais tu ne pouvais l'expliquer, car tu l'avais juste fait spontanément. tes mains tremblantes, tu cachais ton visage, t'insultant mentalement. puis, une fois la pression un peu redescendue, tu te raclais la gorge, te tenais droite comme un i. « je suis désolée. » tu lâchas, alors que tu voyais le garçon se dérober pour éviter ton regard. tu ne savais pas si tu l'avais blessé, s'il s'était senti agressé. mais dans un certain sens, tu regrettais, parce que tu ne savais pas bien si cela vous avait rapproché ou éloigné.

tu te détestais de t'excuser parce que tu avais eu envie de le faire sur le moment. mais ça te rappelait juste cruellement ce que tes parents te répétaient "pense, puis agis" alors que tu te retrouvais à faire l'inverse aujourd'hui. « parce que je vais recommencer. » tu ajoutais à demi-voix. tes épaules étaient lâches, et même s'il se cachait, tu étais certaine qu'il t'écoutait. ta main se posait sur l'oreiller pour l'empoigner, mais tu te figeais. tu avais passé l'un des meilleurs moments de ta vie. aussi triste que cela pouvait sembler, c'était vrai. et dans cet instant, tu voulais que ça ne s'arrête jamais. ton cœur s'était déchiré de partir maintenant, et tu n'avais pas pu t'empêcher de l'embrasser innocemment, même si le jeune homme semblait vouloir retourner à un sommeil plus profond. vous partagiez la même confusion, pourtant tu avais l'impression de n'avoir jamais été aussi lucide, sans doute parce que ton cerveau fonctionnait à toute allure.

si être heureuse, ça voulait être stupide, alors tu t'en fichais, tu acceptais d'être complètement idiote. doucement, tu t'emparais de l'oreiller et le soulevais pour dévoiler le visage du garçon. tu tentais de décrypter l'expression de son visage. « je veux venir te voir, pas parce que mon père pense que c'est la chose à faire, mais parce que moi... j'en ai envie. » tu ajoutais. tu observais cette amitié qui se balançait sur un fil, funambule, parfois tombant dans la tendresse, parfois dans la maladresse. mais tu en savourais chacun des instants, et ça te bouffait intérieurement de penser que tu faisais cela parce que ton père l'avait décidé. maintenant, votre destin n'appartenait qu'à vous, et tu n'en connaissais pas les aboutissants. tu ne savais pas si ça fonctionnerait, mais tu avais envie de tenter ta chance, et tant pis si tu étais déçue à la fin, au moins tu ne vivrais pas avec des regrets.

tu voulais manger une glace avec lui pendant un jour d'été. tu voulais courir sous la pluie avec lui, parce qu'aucun de vous n'aurait pensé à prendre un parapluie. tu voulais sortir de la ville en pleine nuit, et vous allonger dans l'herbe pour compter les étoiles. tu voulais lui voler son style pendant que vous étudierez ensemble, et ensuite t'endormir sur ton cahier parce que tu ne comprenais rien à ces histoires de management des entreprises. tu voulais mettre la musique à fond et sauter sur ton lit jusqu'à ce tu ne sentes plus tes jambes. tu voulais te cacher dans un cinéma avec lui, alors que son manager serait à sa poursuite. tu voulais faire une course de caddies, et que le perdant doive acheter à manger. tu voulais t'allonger à même le sol, les yeux fermés, pendant que tu l'écouterais jouer du piano pour la toute première fois. tu vivais dans cette bulle où tu n'avais jamais eu l'occasion de vivre les choses les plus simples, et jihwan représentait cette fenêtre.

et tu voulais juste t'y jeter.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Lun 14 Mar - 20:25



Outrageusement, il avait apprécié cela. Ce doux contact qui avait électrisé son corps d'une manière trop brutale, trop violente pour qu'il puisse s'y être préparé. C'était confus dans ses pensées au point que ses entrailles pouvaient rompre, troublé par ce sentiment méconnu dont il ne connaissait les limites. Si d'ordinaire le garçon avait toujours le contrôle sur ses émotions, sachant les manipuler à sa guise autant en amitié qu'en amour, aujourd'hui il fût devancé. Son cœur s'était emballé d'une manière qui ne lui ressemblait pas tandis que son visage avait succombé à la timidité bien trop facilement. Il avait pourtant pour habitude ces faux sourires, sa pseudo-timidité pour charmer plus âgé que lui, pour mimer le sentiment amoureux au creux de ses pupilles. Il connaissait par cœur les gestes de l'amour, les ayants reproduit des centaines de fois pour dépouiller les plus ignorantes et pourtant aujourd'hui il en avait perdu le mode d'emploi. C'est lui qui avait été charmé.
Tant habitué aux artifices, aujourd’hui il ne savait plus si tout cela n'était qu'une pièce de théâtre ou si pour une fois c'était manifestement ses réelles intentions. Pourtant il devait se rendre à l'évidence, il avait envoyé tout les signaux. Il avait perdu la bataille.

Son souffle devenait erratique en même temps que la jeune fille avait posé sa main sur son oreiller qui cachait son visage aux joues empourprées. Panique. Il essaya en vain de maintenir sa poigne ferme contre la matière du tissu, cherchant à cacher cette apparence dont il avait tant honte. Il résista un peu, mais rapidement il abdiqua, se rendant à l'évidence de sa propre situation. Tentant de se calmer, il lâcha prise, croisant à nouveau son visage et son regard, que cette fois-ci il ne fût en mesure de déroger. Ce geste précédent avait tout brisé. Il avait rompu cette limite qu'il avait juré ne pas dépasser. Il voulait avoir le contrôle, rester insensible à ses approches, à ses gestes, mais désormais c'était trop tard. Il avait cette flamme qui s'était ravivée, éteinte depuis trop de temps dont la combustion était irrégulière et dont le brasier devint imprévisible. Ce n'était plus une héritière parmi tant d'autre, un nom sur une feuille, c'était cette femme qui l'avait battu à son propre jeu.

« J'ai dit que je voulais dormir » souffla-t-il. Il fit la moue, ne cherchant plus à cacher ses rougeurs tandis que sa poigne s'était mis à maltraiter nerveusement les draps de son lit. Il voulait fermer les yeux, se reposer, mais surtout penser à tout ce qui venait de se produire. Il n'était pas encore prêt pour tout ça. Loin de là. Il était perdu, il avait besoin de faire le point, mais la jeune fille n'était pas ce cet avis. Sa maladresse l'avait fait encore une fois fait un peu plus faiblir, torturant encore un peu plus son esprit. Elle voulait le voir disait-elle. Mais savait-elle réellement la raison de cette douceur dont le garçon avait fait preuve à son égard ? Il était misérable, ridicule, et il ne savait plus le fondement de ses sentiments. Était-ce de l'affection ou son amour pour l'argent qu'elle détenait de son père ? Il ne savait plus quelle marche il avait à suivre.

« J'veux pas que tu partes » Se contredisant, sa voix avait à nouveau déraillé, cherchant à taire cet acte spontané, craignant à nouveau d'avoir enclenché un engrenage par cette timide confession. Il n'était pas d'ordinaire ainsi, pas aussi facile à faire capituler, mais toutes ses barrières étaient tombées. « Parce que je me sens vivre… quand t'es là. » Jamais il ne s'était autant senti vivant. Jamais son cœur n'avait battu aussi vite. Parce que depuis qu'elle était là il ne cherchait plus à trouver un moyen de survivre, il vivait l'instant présent sans penser au lendemain. Il y avait tant d'émotions qui le parcouraient, tant de désirs éphémères qu'il voulait réaliser. Il voulait lui parler un peu plus aujourd’hui, il voulait que le gong n'ait pas encore sonné pour qu'il puisse encore un peu plus passer de temps avec elle. Il passait alors à nouveau sa main dans ses cheveux dans l'espoir d'encore un peu la retenir, mais plus de la même manière. C'était plus doux, un peu plus tendre… Un peu plus amoureux ? « J'veux pas être seul, tu veux pas rester un peu plus longtemps ? » Il n'était pas lucide, loin de là, il était ivre de tendresse. Rougi par la chaleur de son visage, il ne trouvait les mots pour s'exprimer, ne trouvant pas le juste milieu ou tout simplement de quelle manière qualifier ses sentiments.

Ses yeux se posèrent plus doucement sur elle, ne cherchant réellement à l'écouter, il profitait tout simplement d'une vue qu'auparavant il n'avait été en mesure de voir ; Jamais il n'avait pris soin de réellement regarder son visage, jamais il n'avait remarqué ces détails qui parsemaient son visage. Ses cheveux d'ébènes, ses yeux noisettes et même ses lèvres au rouge aguicheur, il avait bêtement l'impression de la découvrir pour la première fois, comme si leur premier rendez-vous n'avait été qu'un simple coup d'essai et qu’aujourd’hui était le début de leur histoire.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Mar 15 Mar - 1:22



une étrange douleur semblait appuyer contre ta cage thoracique, alors qu'il murmurait qu'il voulait se reposer. tu ne comprenais pas bien toi-même pourquoi tu souffrais autant alors que tu n'étais pas censée attendre quelque chose de lui. tu observais tes pieds, prête à renoncer, parce que tu avais ta réponse à ta question : il t'envoyait gentiment balader. il prenait le soin de faire en sorte que tu ne sois pas blessée, et tu devais te contenter de cela. et pourtant. j'veux pas que tu partes. les mots s'entrechoquaient à l'intérieur de ton crâne, alors que tu commençais à faire inconsciemment de l'apnée. tu étais tiraillée, un peu perdue. une euphorie silencieuse s'emparait de toi, certainement en partie à cause du manque d'oxygène qui venait alimenter ton cerveau. tu ne savais plus vraiment différencier tes rêves et la réalité. tu te demandais si ton esprit avait décidé de faire assaut, et de supprimer ce qu'il avait dit plus tôt et de le transformer en quelque chose de plus soyeux, de plus doux.

tu tressaillais alors qu'il glissait ses doigts dans tes cheveux. son geste prenait une nouvelle dimension, il t'attrapait dans ses filets, et tu ne te débattais même pas. tu hochais la tête, avec un petit sourire, même si le choc était encore lisible sur les traits de ton visage. ton sac tombait de nouveau à tes pieds, et tu te laissais tomber sur la chaise. tout d'abord silencieuse, ton regard restait légèrement baissé. « je dirai qu'il y a eu un accident sur la route. » tu murmurais, puis tu humidifiais tes lèvres nerveusement. en effet, jihwan était un accident que tu avais rencontré sur la route, et si on l'avait placé là, à cet endroit, à ce moment, tu n'avais pas bien mesuré l'ampleur du choc avec lequel il t'avait percuté. maintenant, tu comprenais mieux la douleur que tu ressentais lorsqu'il te repoussait. c'était un sentiment de bien-être qui faisait mal en même temps.

avec une certaine hésitation, tu glissais tes mains vers les siennes, ta maladresse rendait le geste moins naturel, mais tu faisais de ton mieux pour ne pas rester statique. pourquoi tout semblait plus simple dans ta tête ? tu pouvais imaginer tous les scénarios les plus sympathiques de ton existence en quelques secondes, mais quand il était question d'agir, tu semblais rouiller, tu devais apprendre les mécanismes. « tu me plais. » tu lâchais finalement, tout en étant secouée par un rire nerveux. la pression accumulée devenait étouffante, et comme d'habitude, tu tournais cela à la dérision, pour récupérer un peu d'air.

« plus que tous les autres. » tu réussis à articuler, alors que tu cachais ton visage dans les draps pendant quelques secondes. tu savais à quel point il était capable de te blesser maintenant, car vous étiez tous les deux si vulnérables, et cela te faisait peur. tu aimais son sourire fripon, ses moues quand il était mécontent, ses mèches orangées, son humour, sa candeur, ses mots doux. il y avait tant de choses qui t'avaient envoûté, et ça t'effrayait car avant, personne n'avait réussi à te dévoiler autant. tu n'étais de toute façon pas du genre à jouer avec les sentiments des gens, mais c'était pire quand les tiens étaient aussi en jeu.

tendrement, tu relâchais l'étreinte maladroite de ses mains, pour glisser ton pouce à la naissance de sa mâchoire. tu le laissais parcourir le long de sa joue, alors que tout ton corps se soulevait légèrement. spontanément, tu balayais les mèches flamboyantes de l'index, alors que ton visage se rapprochait dangereusement du sien. mais tu t'arrêtais devant cette limite invisible, hésitante à la traverser. « je vais recommencer. » tu avouas, alors que tu te penchais un peu plus. tu pouvais sentir son souffle contre ton visage, ta main s'enfonçait dans la crinière de feu. avec tendresse, tu déposais tes lèvres sur les siennes, profitant cette fois du contact électrique. tu t’enivrais avec une certaine satisfaction de la douceur de ses lèvres, de son parfum. les battements de ton cœur s'accéléraient, tu sentais des frémissements dans ton dos. tes doutes commençaient à faner alors que tu réalisais à quel point tu t'étais laissée fondre dans cette tendresse.

avec délicatesse, tu rompais ce contact charnel. ton regard cherchait le sien, tu le questionnais. tu l'avais prévenue, tu n'étais pas désolée cette fois. pourtant, tu cherchais à savoir à quel point est-ce que vous vous étiez brûlés.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Mar 15 Mar - 21:20



Amoureux, plein de candeur il lui offrait une attention qu'il n'avait jamais offerte à aucune autre personne. Sa main continuait à se perdre dans sa chevelure d'ébène, jouant avec ses cheveux, les faisant légèrement mouvoir et parfois dans l'élan ses doigts frôlaient son précieux visage dont le contact lui donnait des frissons. Mais il n'osait pas encore s'en emparer. Il souriait, la regardant timidement s'asseoir à nouveau. Il soupira, rassuré, enfin serein à l'idée qu'elle n'allait plus partir. Il y avait tant de choses qui passaient dans son esprit, de milliers idées, de gestes pour faire avancer leur situation, mais rien de se produisait à l'extérieur. Seule sa main, qui désormais avait adopté un mouvement presque mécanique avait été autorisé à se mouvoir, à lui transmettre une infime partie de ce qu'il ressentait.

De la tendresse, de l'amour qui débordait, il voulait la serrer dans ses bras pour être sûr qu'elle ne s'envole pas, pour se persuader que tout cela était réel. Parce qu'il avait encore peur de la versatilité de leurs sentiments, du caractère éphémère de l'amour. Il voulait être sur qu'il ne s'était pas trompé, qu'il n'allait pas être blessé à vif. Mais avant même qu'il n'ait eu le temps de trouver une conjecture à son problème, elle l'avait devancé. Par des mots simples elle l'avait encore une fois piqué de son venin, celui qui l’empoisonnait petit à petit, qui le rendait un peu plus fou chaque fois. Le faisant encore un peu plus tomber dans les mailles de son filet.

Et soudainement ses yeux s’écarquillèrent sur la surprise, le faisait à nouveau rougir de plus belle. Pourtant elle avait crié garde. Passion immature, désir erratique, un frisson agréable parcourait son échine tandis qu'il se laissait emporter par sa pulsion soudaine. Il ferma ses yeux, se laissant fondre sous ses lippes tandis qu'au creux de son estomac naissait des papillons. Il avait été ensorcelé. Il répondit maladroitement de ses lèvres, oubliant le mode d'emploi, se laissant emporter par le flot d'émotion, comme si avec elle tout devait-être réappris. Il aurait voulu mieux s'appliquer dans le geste de façon à le rendre plus unique, à être sur qu'elle n'oublierait jamais cet instant, mais malgré lui, il tombait dans la maladresse, comme un premier baisé qu'on lui avait soutiré.

Une fois le paroxysme atteint, c'était comme si la gêne avait disparue. Comme si, une fois qu'il avait atteint le point le plus osé de leur relation plus rien ne pouvait l'effrayer. Il était plus confiant, et lorsque l'espace s’installa à nouveau entre leurs lèvres et que ce chaste baiser prenait définitivement fin, un brin de timidité demeurait, mais il lui souriait sans complexe, presque bien trop heureux par ce qui venait de se passer. L'une de ses mains se glissa à nouveau à travers ses mèches, faisant glisser la paume de sa main jusqu’à rencontrer sa joue qu'il caressa avec douceur de son pouce.

« Cette fois-ci tu n'as pas à être désolé » parce que c'est moi qui vais recommencer. En un instant, la prenant de court, son regard se détacha du sein et se plongea désormais vers ses commissures auxquelles il offrit un nouveau baiser dans une fougue presque adolescente. Il était désireux de retrouver la douceur et la tendresse passé, de reproduire cette agréable sensation. Avec bravoure, ses lèvres se mouvèrent contre les siennes d'une manière plus harmonieuse, les épousant plus adroitement. Affamé d'une tentation nouvelle, l'effervescence de ses sentiments le rendait un peu plus avide, rendant l'échange un peu plus osé mais sans devenir pour autant obscène.

Sa main libre se posa sur sa nuque afin une dernière fois d'être sûr qu'elle n'allait pas s'envoler, pour se donner un appui solide sur la réalité, ou peut-être justement pour éviter qu'il ne se réveille trop vite d'un rêve trop parfait.


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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Ven 18 Mar - 0:34



c'était son sourire qui t'avait répondu, tu sentais ton cœur s'envoler. tu te noyais dans son regard, joignant ton sourire au sien. tu frémissais aux sentiments nouveaux qui te parcourraient. il y avait quelque chose de magique dans chacun de ses gestes, car il demeurait le premier à faire vibrer chacune des cellules de ton corps de cette façon. sa réponse valait plus que tous les beaux poèmes en alexandrins, et tu te surprenais à accompagner les mouvements de ses lèvres, alors qu'il menait la cadence. tu en appréciais la volupté et la douceur, alors qu'il dévorait ton âme, qu'il la consumait pour mieux s'en emparer. machinalement, tes doigts pianotaient sa nuque, prolongeant l'échange que le pianiste avait lui-même initié. et lorsque le morceau sembla arriver à sa fin, tu mordillais sa lèvre inférieure.

tu te reculais, reprenant ta place sur la chaise, même si l'index de ta main droite glissait toujours le long de son bras, s'arrêtait dans le creux de son coude. tu ne voulais pas rompre ce simple contact, qui rendait ce qui venait de se produire plus réel. tu craignais de t'être endormie plus tôt, lorsque tu t'étais allongée sur le lit et que tu avais fermé les yeux. tu ne voulais plus être spectatrice de tes rêves de prince charmant, même si tu étais persuadée que tu les avais abandonnés il y a longtemps. inconsciemment, le rouquin les avait réveillés, il avait fait naître cet espoir, il avait ravivé cette flamme si timide pour en faire un grand brasier. « maintenant, tu dois guérir, d'accord ? » tu demandais en caressant son poignet, puis en suivant les lignes du creux de sa main, pour entrelacer ses doigts avec les tiens. dans ta naïveté, tu ne te doutais pas que le mal était invisible, mais tu avais tout de même cette envie de le serrer dans tes bras, pour le protéger de la froideur et de la cruauté du monde extérieur.

« je veux fermer les yeux, et quand je les rouvrirai... » tu déposais de petits baisers sur ses phalanges blessées, sans songer à la façon dont il s'était infligé cela. toute ton attention était dirigée vers son regard que tu ne pouvais plus quitter. « j'espère que tu seras toujours là. » tu avouais avec une voix presque brisée par la frustration. des garçons riches, tu en avais rencontré des dizaines. certains étaient mignons et intelligents, ce n'était pas le problème. mais ils vivaient tous dans un autre monde, ils faisaient partis de ces monstres aussi froids que les glaçons dans leurs verres de cognac, aussi tordus que les mélanges d'alcool qu'ils s'imposaient dans des fêtes outrageuses. jihwan avait ce tempérament calme, serein, doux. il n'avait pas eu besoin d'artifices pour te charmer, seul sa personnalité avait suffi à te dompter alors que tu étais en train de te transformer aussi en monstre froid sans intérêt, accrochée à ton téléphone, accrochée à une autre réalité.

tu ne savais pas où cela vous mènerait. « je n'ai jamais eu de relations amoureuses. » tu avouas avec une certaine timidité que tu tentais de cacher derrière un de tes éternels rires nerveux. à 21 ans, les seules romances que tu avais vécu étaient celles que tu regardais à travers la télévision, ou ces histoires d'amour à un sens. « je ne sais pas comment formuler cela... » tu commenças, en caressant sa main de ton pouce. tu ne savais comment tu étais censée lui demander ce que tout cela signifiait pour lui, s'il voulait tenter de s'engager dans une relation, ou si ce n'était qu'un jeu amoureux. « rien ne presse, tu n'auras qu'à me donner ta décision, la prochaine fois qu'on se verra. » tu ajoutas, parce que tu n'étais pas sûre de vouloir la connaître aujourd'hui. ce souvenir a lui seul te suffisait amplement, et rien ne devait entacher cette journée.
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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Dim 20 Mar - 2:35



Ils ne s'étaient vus que deux fois et pourtant cela avait suffit pour qu'une fougue amoureuse s'empare du garçon. Croisant simplement son regard, sentant d'une manière inédite la chaleur humaine, ses émotions furent prises dans un fulgurant crescendo. Son cœur s'était emballé, suivant ce rythme endiablé tandis que ses lèvres s'emparèrent à nouveau de celle de l'héritière.

C'était le coup de foudre ou peut-être sa faiblesse actuelle qui l'avait rendu ainsi ; aussi peu méticuleux, devenant un joueur imprudent qui jouait avec le feu, craignant point de se brûler les ailes.
Parce qu'il le savait, il se connaissait bien trop pour ignorer ses sentiments. Son instinct lui disait de fuir, d'abandonner avant qu'il ne finisse brisé, mais ce baiser précédent le mua d'une assurance nouvelle qui le rendit plus courageux. Il ne voulait plus se questionner et pour la première fois de sa vie il laissait le champ libre à son cœur. Quitte à un jour finir blessé, il n'y aura pas de regrets, il aura vécu ce qu'il y avait à vivre. Il aura pour la première fois de sa vie agi comme un être humain en étouffant sa bestialité.

« J'vais faire de mon mieux » disait-il dans un murmure tout en hochant la tête lorsqu'elle aborda à nouveau le sujet de sa santé. Il tentait du mieux qu'il pouvait de maintenir son sourire afin de ne pas détériorer l'ambiance, mais le garçon n'arrivait plus à jouer la comédie. La douleur n'était plus physique, mais mentale. Même si la présence de Na Young avait commencé à cautériser ses blessures, c'était encore dur pour le garçon de surmonter ce qu'il traversait. On pouvait le prendre pour un être sensible, qu'il ne fallait pas se mettre dans un tel état pour si peu, mais le pianiste avait perdu son meilleur ami. Son seul et unique ami. La seule personne à qui il avait tout donné. Et pourtant il l'avait il y a une semaine il fût presque battu à mort jusqu’à sentir ses os se rompre par cette même personne. Ça faisait mal. Le rejet, la déception, la rage ce mélange explosif faisait terriblement mal.

Puis, soudainement il sentait le doux contact de ses doigts s'aventurer sur sa peau jusqu’à s’entrelacer aux siens, réchauffant une nouvelle fois son cœur alors qu'il commençait à succomber à ses maux. Il commençait légèrement à rougir face à l'attention qu'elle lui dédiait désormais, mais rapidement son expression redevint plus sérieuse lorsque celle-ci devenait plus hésitante. J'espère que tu seras toujours là. Il pouvait comprendre sa méfiance, après tout il était l'exemple parfait. Le copain d'une journée, l'amant d'une soirée, c'était un joueur de l'amour. C'était sa méthode à lui par le passé pour arrondir les fins de mois, de trouver une fille trop naïve qui avait de l'argent à jeter par les fenêtres afin de s'infiltrer chez elle pour la dépouiller avant de disparaître.

Mais avec elle c'était différent. Il ne voulait pas la tromper. Il était persuadé pour une fois que ses sentiments étaient réels, qu'il avait besoin d'elle émotionnellement. Il l'avait enfin trouvé sa lumière. Celle qui dispersait les nuages de son horizon, qui l'éclairait afin de le rendre plus beau.

Mais ses questionnements lui faisait peur. Parce qu'il craignait de la décevoir par tout ses mensonges. Il se rendait compte désormais qu'il avait une responsabilité bien plus grande qu'il ne l'aurait imaginé, que mutuellement ils pouvaient s'infliger des blessures irréversibles. « j'en avais marre d'la vie. » souffla-t-il. Et comme à son habitude, il répondait à coté de la plaque. C'était trop dur pour lui de garder sa douleur pour lui seul. « j'voulais crever, alors j'ai essayé. ». Sa langue fourcha un peu, tournant légèrement dans le vulgaire sous le coup de l'émotion, mais il ne trouvait d'autres mots pour décrire ce qu'il ressentait. Il avait décidé de cracher le morceau « mais Nana a tout gâché et m'a emmené ici… » Il se mordilla la lèvre inférieure, tentant de ne pas céder à la lourdeur de chagrin tandis qu'il resserrait l'emprise de ses doigts sur ceux de Na Young. « Et toi tu vois tu m'as redonné une raison d'vivre. » triste confession, il détourna son regard du sien, se perdant un instant dans le vide puis, quelques instants après comme si de rien n'était son visage arbora un large rictus et il haussa la voix puis s'écria « maintenant que toi aussi t'as tout gâché, t'as intérêt à assumer tes responsabilités » Il étouffa un rire légèrement forcé afin de tenter de tourner la vérité en dérision en espérant ainsi faire passer la pilule plus facilement. Puis d'une manière maladroite, semblable à un ordre, il bégayait : « Alors aussi longtemps que je respirerai tu ne regarderas pas d'autres hommes ….à part moi. Ton petit-ami. »


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Maman,
je suis un enfant pour toute la vie,
j'écorche mes genoux aux graviers,
j'offre des pâquerettes aux filles que je trouve jolies,
je fais le funambule sur les rebords des trottoirs.
Maman, est-ce que tu m'en veux de ne vouloir grandir ?
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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan Jeu 24 Mar - 1:31



ton cœur se serrait alors que tu effleurais la détresse du garçon, tu découvrais les recoins plus sombres de son existence, les marques que le passé avait laissé, les doutes qui n'avaient jamais été dissipés. tu te sentais comme une petite chose qui n'avait jamais vécu, alors que le rouquin, lui, semblait en avoir vu trop. dans ce silence, seuls ses mots te perforaient, tu les sentais comme une longue lame te traversant de part en part. tu sentais des sanglots qui montaient au fond de ta gorge à cause du choc, ils formaient une boule qui t'étouffait. tu serrais les dents, tu tentais de reprendre une bouffée d'air mais tu étais comprimée sous la tension de l'atmosphère qui régnait désormais. le décor s'était effacé, tu n'y voyais plus que jihwan, ses cils à la noirceur d'ailes de corbeaux, ses lèvres qui se mouvaient dans cette cacophonie mélancolique, ses mèches qui embrasaient son visage.

maintenant que toi aussi t'as tout gâché, t'as intérêt à assumer tes responsabilités. tu penchais ta tête en arrière, alors que tes paupières papillonnaient pour retenir tes larmes. ta vision se troublait, et une de tes mains lâcha la sienne, ton pouce se glissait sur tes joues pour effacer les traces lacrymales. comme les vagues qui venaient s'écraser sur la plage, les secrets finissaient par se faire avaler dans le sel et dans le froid.

ton petit-ami. ton rire vint se mêler au sien, même s'il était encore mêlé de tristesse et d'incompréhension. tu hochais la tête, avec un petit sourire, même si tu restais choquée par ce qu'il venait de t'avouer. Ton cerveau refusait croire que tu avais rencontré ce jeune homme plein de vie, celui qui t'avait bousculé gentiment, et qu'en réalité, il s'était senti si vide, si désespéré, qu'il avait eu envie de mettre fin à sa vie. Qu'il avait essayé. comment pouvais-tu mesurer ce à quoi vous aviez échappé. tu déglutissais avec difficulté, réalisant que votre première rencontre aurait pu être votre dernière.

tu te levais et grimpais sur le lit d'hôpital. tu t'en fichais bien qu'une infirmière débarque. en cet instant, tout ce que tu avais envie de dire était bloqué aux portes de ton cerveau. tu te glissais à ses côtés, enfouissant ton nez au creux de sa nuque, les yeux fermés. « je suis là. » tu chuchotais alors que le bras sur lequel tu n'étais pas allongée venait enlacer la taille du jeune homme. et dans cette étreinte, tu ne pensais plus à rien. ton esprit s'était calmé, il était devenu une mer d'huile après la tempête fracassante. « et je serai toujours là. » tu promis, et tu sentais tes muscles se détendre, la tension redescendre, ta respiration devenir plus régulière. tu ne pouvais le laisser s'envoler maintenant, tu voulais le retenir de toutes forces même si tu ne savais pas qui était l'ennemi. quand il serait malade, tu irais lui chercher des médicaments, tu lui ferais boire tes tisanes dégoûtantes parce que tu les ratais toujours. les jours de pluie, tu te collerais à lui sous prétexte que nous n'auriez qu'un parapluie. tu dessinerais des petits dessins tout mignons dans le coin de ses pages de cours pour le faire sourire. « alors gare à toi, parce que je suis très jalouse. » tu plaisantais, et un petit rire léger s'échappait de tes lèvres. même si au final, ce n'était pas vrai du tout, tu étais loin d'être une psychopathe possessive. mais à partir de maintenant, ton coeur lui appartenait, et le sien t'appartenait. « si tu te casses un ongle, je veux être la première au courant. » tu murmuras avec une moue taquine, c'était tellement plus facile pour toi d'exprimer tes sentiments de cette façon, c'était plus léger. « et si j'apprends que tu me fuis, je vais te traquer, seo ji hwan. je retournerai toute la ville, je ne te laisserai pas me quitter. » tes lèvres se posèrent sur sa nuque, battements d'aile de papillons caressant sa jugulaire.

tu savais déjà que tu t'étais brûlée à ce jeu, car tu détestais les contacts physiques auparavant, mais tu refusais de te détacher de lui. tu étais hypnotisée à son contact, tu t’enivrais de son parfum, tu étais électrisée par ses baisers, tu te noyais dans la douceur de sa voix. tu fonctionnais en mode pilotage automatique, tous tes gestes étaient spontanés, plus naturels, comme si tu t'étais entraînée des centaines de fois pour arriver à ce résultat. pourtant, c'était ta première représentation, et la logique des gestes amoureux n'était pas encore tout à fait ancrée en toi. « tu es ma plus belle rencontre. » tu articulais timidement, en cachant ton visage dans les draps. tu n'étais pas encore habituée à te laisser aller à toute cette candeur, tu ne voulais pas affronter son visage moqueur. une partie de toi voulait que ce moment ne se termine jamais, alors qu'une autre partie de toi voulait qu'il sorte de cette chambre, pour que vous puissiez écrire cette virgule qui signerait l'avant et l'après.

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Sujet: Re: take it slow and let time heal everything ♎ feat jihwan

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